Ile coup de coeur…

L’île de SAO NICOLAU est le grenier de SAL et BOA VISTA, où fruits et légumes sont importés. L’intérieur est cultivé, grâce aux sources naturelles alimentant des réserves d’eau. L’île, peu touristique, vit essentiellement de l’agriculture et de la pêche (omniprésente dans l’archipel).

La pêche est artisanale, à la canne et au vif (avec des appâts vivants récoltés au filet, 1ère photo)… Sont essentiellement pêchés daurades coryphènes, thons jaunes (presque aussi bons que le rouge), grosses carangues et thazards.

Cette île est tellement belle et ses habitants attachants, nous y sommes restés plus d’une semaine à l’ancre, dans un mouillage très sûr (abrité de la houle et sur un bon fonds de sable). Sur la plage, se trouve le village de Tarrafal haut en couleurs, où nous faisions nos courses dans de toutes petites boutiques, prenions les taxis collectifs (nommés “aluguers”), et buvions le “grogue” (excellent rhum local, aussi bon que celui des Antilles !) sur fond de zouk cap verdien ! Quelle ambiance…

Nous avons opté pour une journée d’excursion avec un guide… à la Cap Verdienne. C’est à dire qu’au moment de partir, on découvre qu’il faut aller louer le 4 x 4, le chauffeur est en fait le capitaine de Mangaliz car notre guide (Nilson) n’a plus de permis de conduire, et que Nilson alors passager, nous accompagne pour nous présenter les secrets de son île. Au delà de la transaction et des recommandations que nous faisons pour lui auprès d’autres plaisanciers, nous avons vraiment sympathisé et passé de chouettes moments ensemble.

Les randonnées sont magiques, dans les vallées inaccessibles en voiture…

… et dans le parc naturel du Monte Gordo (point culminant 1312 M).

A la pointe Nord-Ouest de l’île, on peut admirer un site impressionnant, sculpté par la mer et les vents violents : Carbeirinho.

La bruma seca (sable du Sahara en suspension dans l’air) a touché tout le Cap Vert pendant une dizaine de jours et a fait l’objet d’articles dans les journaux (annulation de vols aériens, complications respiratoires au sein de la population). Nos photos ont un effet à la David Hamilton !

Scène qui marque le respect, respect que l’on constate au quotidien au Cap Vert : alors qu’on était dans un aluguer, celui-ci s’arrête d’un coup et coupe la musique – sur l’autre file en face, vient un pick-up avec juste le cercueil à l’arrière, sans aucune fleur ni fioriture – nous repartons en silence une fois tout le cortège de voitures passé…

Les randonnées aquatiques nous font découvrir une faune assez riche – on y a vu de gros perroquets et balistes de toutes les couleurs, de gros poissons-coffres et mérous, de grandes tortues de plus d’1 M de diamètre (le Cap Vert est un haut lieu de reproduction)… et des requins ! Le capitaine en profite pour tirer sur un gros sériole qui nous a régalés 2 repas.

Nous souhaitons une belle et heureuse année 2024 à nos fidèles lecteurs et lectrices.

Nous allons essayer de continuer à vous faire rêver ! 

4 réponses à « Ile coup de coeur… »

  1. Avatar de chajeakie
    chajeakie

    Magnifiques photos de plissements et….de maisons qui doivent donner le mal de mer. Un peu de guingoi. Cette ambiance -folle- ds les rues me rappelle les Caraïbes ou la Louisiane, très sympa. Finalement, vs vs payez des vacances pendant plusieurs années.

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  2. Avatar de veroplou
    veroplou

    Très belle île en effet ! Magique le cap Vert ! Il faudra que Sylvain révèle ses secrets de pêcheur 🤣🤣🤣

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  3. Avatar de Kermary
    Kermary

    La bruma seca est elle différente de la calima des canaries?
    Les roches sont vraiment impressionnantes et le guide sans permis m’a bien fait rire.
    Une bonne année à tous les deux et encore pleins de magnifiques photos.

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    1. Avatar de Mangaliz
      Mangaliz

      Bonsoir Maryline, effectivement, la calima et la bruma seca sont le même phénomène (sable du Sahara transporté par les vents d’est). On t’embrasse

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