La Martinique (1)

La Martinique est le lieu des retrouvailles…

Arrivés de Transat, nous organisons pour le lendemain un déjeuner avec le bateau Bigouden rencontré à Palerme en Janvier 2022. Alors que l’on parcourait la Méditerranée, Jean-Louis et Véronique visitaient le Brésil et l’Amérique du Sud. On savait que l’on se retrouverait aux Antilles, avec tellement d’histoires et d’anecdotes à se raconter !

La belle anse d’Arlet où nous attendons Bigouden pour déjeuner à bord

Quelques jours après, comme prévu, nous laissons Mangaliz à la bouée dans le port de l’Etang Z’abricot (au Sud de Fort de France), pour retrouver les parents du Capitaine, qui résident 2 mois/an à Schoelcher. Les p’tits punchs coulent à flot…

Les algues sargasses provenant du Brésil, viennent jusqu’en Martinique. Plusieurs kilomètres de barrages ont été installés ces dernières années pour préserver les côtes, avec succès.

Nous avons aussi l’immense plaisir d’accueillir le père de Sandrine dans un gîte loué à Schoelcher. La location de voiture pour la semaine nous a permis de visiter l’île et d’y faire quelques balades, malgré une chaleur étouffante et humide anormale en cette saison…

Fort-de-France : la cathédrale et la bibliothèque Schoelcher construites par le même architecte Pierre-Henri Picq vers 1890 (toutes deux en ossature métallique pour résister aux tremblements de terre)

Le superbe jardin de Balata

Le fameux rocher du Diamant (ancien volcan sous-marin) – Sculpture réalisée en 1991 pour le 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage

Nous rencontrons par hasard sur un ponton, le patron de Météo France Martinique. Il nous confirme que cette météo anormale est comparable à celle de l’été (chaud et humide). Et plus inquiétant, il explique que les modèles météo établis pour les zones tropicales, ne sont plus vérifiés aujourd’hui à cause du réchauffement climatique… Ce qui n’est pas pour nous rassurer !

La Martinique en février, c’est LE carnaval ! L’évènement dure 5 jours autour du mardi gras. En réalité, la fête dure 1,5 mois : le pré-carnaval commence juste après l’épiphanie, rythmé de parades, défilés et soirées. L’ambiance dans les rues est incroyable, haute en couleurs, en lumière et en décibels !

L’une des soirées du pré-carnaval

Les défilés du carnaval (avec des spectateurs joliment déguisés)

* Les Nèg gwo siwo : emblématiques du carnaval de la Martinique, ils sont enduits de sirop de batterie, et servaient par le passé à réguler les passants pour permettre aux autres groupes d’avancer : à leur approche, tout le monde s’écarte, par crainte de se faire salir !

Le retour à bord de Mangaliz n’est pas des plus agréables, avec une forte odeur de gazoil. Une petite fuite qui en 12 jours, s’est répandue dans les fonds… mélangé à de la bière et du coca (certaines canettes n’ont pas aimé la Transat !). Le nettoyage avec eau chaude et liquide vaisselle prend des heures et des heures !

Une fois le ménage terminé, nous équipons Mangaliz de batteries flambant neuves. En effet, au cours de la Transat, les anciennes batteries (6 ans) n’arrivaient plus à fournir pour le pilote automatique 24H/24 et le frigo qui doit faire face aux grosses chaleurs : malgré l’éolienne et les panneaux solaires, nous devions faire tourner le moteur deux fois 1H par jour pour les recharger…

Dernier chantier : on a fait réparer le spi par un voilier renommé, et régatier… qui nous a éclairés sur ce qui s’est probablement passé pendant la Transat. D’abord, le nôtre est un spi de petit temps !!! et nous avons appris qu’il y a un cordon à régler sur la bordure de la voile pour reprendre la tension (générée par le vent) et la soulager… OK, bien reçu !

Avant de quitter la Martinique, nous mouillons au pied de la montagne pelée, devant la ville de Saint-Pierre qui renaît timidement après avoir été intégralement détruite par la dernière éruption de 1902.

Nous avons trouvé la Martinique densément peuplée et très touristique. Y circuler est long et fastidieux, avec des kilomètres de bouchon.

La suite de notre périple aux Caraïbes tel qu’on l’imagine aujourd’hui : les îles au Nord de la Martinique jusqu’en Avril-Mai (et elles sont nombreuses), puis pendant la période cyclonique, les îles au Sud (dont l’archipel des Grenadines) qui sont « normalement » épargnées des cyclones…

Prochaine île (et prochain article) : la Dominique que nous avons déjà sillonnée sac à dos en 2009, mais nous en avons de tels bons souvenirs que nous y retournons avec Mangaliz… en espérant que l’île n’ait pas trop changé. A suivre…

Information de dernière minute : nous profitons du superbe mouillage de Saint-Pierre plus longtemps que prévu… le Capitaine étant terrassé par une méchante grippe…

Une réponse à « La Martinique (1) »

  1. Avatar de veroplou
    veroplou

    J’ai encore appris des choses passionnantes sur cette île; Tellement de changements en 30 ans !! J’ai adoré !!

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