Toujours plus au Nord, nous faisons une escale d’une huitaine de jours aux Îles de Nevis et Saint-Kitts, ancienne colonie anglaise devenue un état indépendant le 19/09/1983.
La double monnaie est utilisée partout : le dollar caraïbe et le dollar américain ! Et l’on parle anglais.
Au début du XVIIème siècle, alors que Nevis fut exclusivement occupée par les anglo-saxons, les colons anglais et français s’organisèrent pour se partager Saint-Kitts, et conquérir les Caraïbes.
Dès le XVIIIème, ces îles furent prospères grâce aux nombreuses plantations de canne à sucre (la dernière industrie sucrière a fermé à Nevis en 1951 et à Saint-Kitts en 2005), coton et tabac. De la mer, on voit poindre de hautes cheminées en pierres subsistant des anciens domaines sucriers, aujourd’hui en ruines…



La régression agricole est compensée par l’apport de devises étrangères (paradis fiscal) et l’essor du tourisme (surtout américain). Les anciens domaines sont rénovés en hôtel-restaurant luxueux, musée… dans de superbes jardins.




NEVIS – Découverte par…. Christophe Colomb en 1493, il nomma l’île « Las Nieves », car son point culminant Nevis Peak (985 M d’altitude) souvent couronné de nuages, lui faisait penser à des sommets enneigés.

Après 7 H de navigation au portant (= vent arrière) et en un seul bord au départ de Montserrat, on se prend un gros grain à quelques miles de l’arrivée, à ne plus percevoir ni les côtes de Nevis, ni le bateau anglais avec qui on fait route : le GPS est alors notre meilleur ami !
Une fois les formalités accomplies, et non sans mal (voir la fin de l’article), nous retrouvons le bateau-copain PEEMS rencontré en Grèce il y a 1,5 an, avec qui on s’était donné RDV aux Antilles !



En voiture de location, nous faisons le tour de cette petite île, et randonnons dans la forêt tropicale (rando acrobatique !).



Le mouillage se trouve à 10-15 minutes en annexe de Charlestown, la capitale, où la population vit principalement. C’est un petit village tranquille qui a su conserver les anciennes maisons coloniales du XVIIIème et XIXème siècles. Le capitaine continue le tour du monde des coiffeurs…






SAINT-KITTS (Saint-Christophe) – En donnant son propre prénom à cette île, Christophe Colomb ne s’imaginait pas qu’elle deviendrait l’île d’où partiraient anglais et français pour coloniser les autres îles !
4 petits miles séparent le Nord de Nevis et le Sud de Saint-Kitts. On utilise Yanmar pour traverser, n’en déplaise à Eole…


La capitale, Basseterre, est très animée avec ses rues commerçantes, authentique (on a eu la chance de visiter la ville sans qu’aucun bateau de croisière ne déverse ses flots de touristes), et pittoresque avec ses anciens monuments anglais… La tour de l’horloge, la place de l’indépendance avec la cathédrale, l’église anglicane en pierres de lave…







Une randonnée permet de découvrir la partie Sud de l’île, occupée par des marais salants (inexploités aujourd’hui)…

… et une seule route fait le tour de l’île parcourue en voiture de location, pour découvrir quelques sites intéressants, dont l’impressionnante Forteresse de Brimstone Hill sur une colline volcanique, construite au XVIIème siècle par les esclaves africains sous l’autorité des militaires anglais (inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO).





Au mouillage à Major’s Bay, on en a pris plein les yeux lors d’une plongée en palme-masque et tuba entre deux épaves. Les fonds sont poissonneux, les anémones de toutes les couleurs, et une multitude de petites langoustes que nous avons laissées tranquilles. C’est promis, nous allons nous équiper très prochainement d’un appareil photo étanche pour vous emmener avec nous entre 2 et 5 M de profondeur… voire + en bouteilles (mais les fonds sont tellement beaux dans si peu de profondeur, qu’on s’en contente) !


LES FORMALITES (clearance) – 1ère étape obligatoire à chaque nouvelle escale – elles sont différentes à chaque fois.
Elles sont obligatoires même dans les îles françaises, à l’arrivée comme au départ de l’île.
Elles peuvent concerner 3 autorités : les douanes (pour le bateau et son chargement), l’immigration (pour l’équipage et les passagers), et le port lorsque que celui-ci impose des règles et des taxes particulières.
Le coût et la complexité de ces passages administratifs sont variables. Mention spéciale pour les formalités dans les îles françaises qui sont reconnues comme les plus faciles et les moins chères, faisant mentir cette réputation de casse-tête administratif dont on se qualifie souvent. Les îles anciennement anglaises sont bien plus tatillonnes. La mise en place d’un serveur déclaratif commun à toutes les îles contribue grandement à accélérer la procédure (SAILCLEAR).
Lors des formalités d’entrée à Saint-Kitts et Nevis, on a cru craquer, un vendredi à 15 h 30… 3 fonctionnaires antipathiques ont mis nos nerfs à rude épreuve : bureau du port, puis service des douanes qui nous remet un document pour l’immigration, qui elle-même nous donne un coupon à glisser sous la porte des douanes (entre temps, la douanière est partie en week-end). La personne de l’immigration nous explique que l’on doit repasser au bureau du port pour payer la taxe de mouillage et lui ramener le reçu (taxe de mouillage qui se justifie par la mise à disposition de bouées car l’ancre est interdite à Nevis). Le bureau ne disposant pas d’appareil à CB pour le paiement de la dite taxe, sprint du Capitaine pour aller retirer des dollars Caraïbes dans un distributeur. Après règlement, l’agent du port gardera le reçu, la personne de l’immigration étant aussi partie en week-end… Ouf, l’entrée est faite !
Lors de notre départ de Saint-Kitts, une seule fonctionnaire a eu raison de nos nerfs. Nous avons laissé tomber, nous ne ferons pas les formalités de sortie…. Bien nous en a pris, quelques heures plus tard au moment de reprendre l’annexe pour rentrer au bateau, ce n’était plus la terreur du matin qui était de service, mais une collègue charmante qui a établi le document de sortie indispensable pour effectuer notre arrivée dans l’île suivante. L’important, c’est l’humain.




Nous continuons notre route vers Saint-Barthélémy, l’île des super riches !
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