L’île de Saint-Martin est divisée en deux par une frontière symbolique.
La partie Nord est Française dont la capitale est Marigot. On y parle le français (langue officielle) et l’anglais, on utilise l’euro (monnaie officielle) et le dollar américain. C’est une Collectivité autonome française d’Outre Mer depuis 2007, comme Saint-Barth, et un port franc.

La zone de mouillage au pied du château, et la statue de la liberté.



La partie Sud est Hollandaise avec sa capitale Philipsburg fondée en 1733. On y parle le hollandais (langue officielle) et l’anglais, on utilise le dollar américain. C’est un Etat autonome rattaché à la couronne de Hollande depuis 2010, et port franc.



L’île fut découverte en 1493 par Christophe Colomb le jour de la Saint-Martin. Elle fut occupée par les Espagnols jusqu’en 1644, avant que ne débarquent les Français et les Hollandais. En 1648, eut lieu le partage entre les deux nations, lequel n’a jamais été remis en question : les drapeaux flottent en paix sur Saint-Martin.



A l’époque, l’économie était principalement basée sur l’exploitation des nombreuses salines présentes sur l’île et des plantations sucrières… jusqu’à l’abolition de l’esclavage. Malgré une diversification dans la culture du coton et l’exportation constante de sel, l’île connut un long déclin.
Depuis les années 60, le tourisme est la principale ressource de l’île, avec la création d’un aéroport international côté Hollandais, financé par les deux nations.
En revanche, les politiques sont différentes : l’aménagement du territoire Français est strict avec des constructions basses s’intégrant à l’environnement, tandis que les Hollandais construisent de gros complexes hôteliers « kitch » et de grandes marinas, sans hésiter à gagner sur les lagunes…


De plus, les jeux d’argent interdits côté français, attirent les touristes Américains de l’autre côté où les casinos et les night-clubs pullulent, ainsi que boutiques de luxe détaxées.




Saint-Martin que nous avons tenté de parcourir en scooter électrique… n’est pas une île exceptionnellement belle, mais pratique pour faire l’avitaillement du bateau et le plein d’eau, avant de nous rendre aux Iles Vierges Britanniques (BVI) sauvages avec très peu de commerces…




Anecdote au mouillage de Marigot : pour nous abriter d’un fort coup de vent et de la houle, on se déplace et posons l’ancre devant un champ de bouées. Après quoi, le personnel du port vient nous informer de l’interdiction de mettre l’ancre à cet endroit, pourtant bien plus abrité que la zone d’ancrage autorisée. Bref, nous prenons une bouée disponible pour les quelques jours qu’il nous reste ici. Le samedi matin, les mêmes employés viennent au bateau pour le paiement de la bouée. Alors que nous préparons de quoi régler, ils nous annoncent qu’ils ne sont pas habilités à encaisser, que le bureau se trouve de l’autre côté de la ville, et qu’il ferme à midi pour rouvrir le lundi matin ! Dommage pour eux, nous partons dimanche soir pour les BVI… Rien n’est vraiment fait pour que les plaisanciers aient envie de payer… Mangaliz, bateau pirate !

On a donné…
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