Escale technique imprévue !

Depuis de nombreuses semaines, la marche avant de Mangaliz fonctionne aléatoirement ! Le Capitaine soupçonne une usure du cône d’entraînement (inverseur) : la vidange de celui-ci et le réglage du câble permettront peut-être de terminer notre périple aux Antilles, puis de rentrer en Bretagne…

Cette fois, nous quittons définitivement la Martinique pour remonter vers le Nord. Nous profitons d’une escale aux Saintes pour faire recoudre le génois et la capote, dont les fils sont grillés par le soleil !

Trop contents d’avoir trouvé un voilier disponible et compétent, nous repartons vers le Nord des Petites Antilles.

Rapidement, nous constatons que l’intervention du Capitaine sur l’inverseur n’est pas concluante.

A peine arrivés au mouillage de Malendure (Ouest de la Guadeloupe), nous devrons le quitter le lendemain aux aurores, à la voile : Mangaliz n’a plus du tout de marche avant.

Bien que ce soit un voilier, le moteur est indispensable pour les manœuvres de port (prochainement aux Açores), les prises de mouillage et d’éventuels départs en urgence comme on a pu en connaître quelques-uns. Il est grand temps de prendre le problème au sérieux !

Nous reprenons la direction de Pointe-à-Pitre, où l’on nous a confirmé que le cône (à priori la pièce défaillante) est en stock… 10 heures de près serré en 4 bords, pour arriver dans une Marina bondée : Mangaliz est à couple dans la zone technique. Pas très fun!

Le Marinero nous a à la bonne. Le lendemain, Mangaliz est à une vraie place de port, avec eau et électricité. Autre bonne nouvelle : le RDV avec le mécano est pris rapidement, l’inverseur démonté sans difficultés… mais très mauvaise surprise : un problème sur l’arbre d’hélice nous oblige à sortir Mangaliz de l’eau, or la liste d’attente est longue, très longue !

On retourne voir notre Marinero préféré pour lui expliquer la situation. Il propose une stratégie : la place de port occupée par Mangaliz appartient à un voilier actuellement sur ber; celui-ci reprend sa place à l’eau dans 3 jours, donc un switch de nos 2 bateaux est la stratégie gagnante, acceptée par le grutier.

En attendant la sortie de l’eau de Mangaliz, nous commençons les travaux d’amélioration ou les petites réparations que nous avions listées pour la transat retour :

  • changement de la bosse d’enrouleur du Génois qui montre des signes de faiblesse : c’est le bout qui permet de dérouler ou d’enrouler la voile d’avant
  • installation de spinlocks supplémentaires pour prendre un 3ème ris (réduire la Grand Voile au maximum si vent très fort), et affaler le Génois ou la Trinquette en cas de problème technique : dorénavant, ces opérations pourront être faites du cockpit, sans prendre le risque d’aller au pied de mât
  • changement de la sellerie du carré que nous avions commandée à l’automne, ramenée par nos amis brestois dans leurs bagages (l’ancienne était vraiment usée).

Il n’est pas beau notre piano ?!

Drôle d’impression que de se faire remorquer jusqu’à la zone technique… où ça turbine : à chaque remise à l’eau s’ensuit une sortie, les bateaux s’enchaînent.

Mangaliz sur bers pour 3 jours, on en profite pour passer le karcher, supprimer les quelques coquillages collés à la coque et graisser l’hélice repliable, pendant que le mécano fait son boulot à l’atelier.

Pour éviter de vivre perché, nous logeons dans un studio noyé dans un jardin magnifique ! Les propriétaires sont des nantais qui ont fréquenté le même lycée que Sylvain, à 3 ans d’intervalle. Ils ont vécu 4 ans en Polynésie à bord de leur voilier, avant d’acheter cette belle propriété à Pointe-à-Pitre (1 studio et 3 bungalows en location + leur résidence principale). Évidemment, nous avons plein de choses à nous raconter autour d’un apéro… très sympa. Notre vie de nomade ne nous dit pas si nous nous reverrons un jour, mais nous l’espérons…

Nous avons trouvé l’explication du bloquage de l’arbre. Au moment de l’installation de la nouvelle hélice à pales repliables il y a 1,5 an en Espagne, nous avons sous-évalué l’espace entre celle-ci, la bague hydrolube et l’anode (on vous laisse trouver les définitions sur le net !). Par conséquent, la bague en plastique a fini par se disloquer en bloquant l’arbre…

Mangaliz est remis à l’eau en temps et en heure, propre et à nouveau opérationnel pour de nouvelles aventures. Merci à toute l’équipe technique et à la Marina de Pointe-à-Pitre pour leur professionnalisme et leur fiabilité.

Après 10 jours passés à terre à Pointe-à-Pitre, cap sur l’archipel d’Antigua-et-Barbuda.

6 réponses à « Escale technique imprévue ! »

    1. Avatar de Mangaliz
      Mangaliz

      Transat retour en mai pour passer l’été aux Açores. Trop compliqué de laisser le bateau aux Açores, on le ramène donc en Bretagne en septembre…. pour mieux repartir après !
      Projet : en été 2026, navigation en Ecosse et en Irlande. Sauf si on craque avant, avec la météo bretonne l’hiver prochain… 🥶 Des bises

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  1. Avatar de veroplou
    veroplou

    et bien, quelle aventure ! Belle surprise cette Marina de la Pointe à Peter ! Bravo ! Allons nous nous retrouver bientôt ? Nous quittons la Rep Dom dans 4/5 jours pour un direct St Martin…… Belle navigation vers le nord !!

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    1. Avatar de Mangaliz
      Mangaliz

      Nous pensons être à Saint-Martin dans un petit mois. Nous nous y retrouverons certainement. Au plaisir ! Bonnes navigations

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  2. Avatar de Kerry Kunz
    Kerry Kunz

    Merci Sandrine pour une autre histoire interessante. J’aime la façon dont tu ecris.

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    1. Avatar de Mangaliz
      Mangaliz

      ☺️ C’est une histoire dont on se serait bien passé ! Nous t’embrassons, bon retour à Vancouver

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