Pour profiter de nos dernières semaines aux Antilles, nous retournons aux Îles Vierges Britanniques (BVI). La mer est toujours aussi bleue à une température de 27 degrés, et l’air varie entre 22 et 26. C’est le pied !



Notre 1er article sur les BVI publié le 17 Mai 2024 est consultable en cliquant ici : Les BVI…
Après une nuit de navigation au départ de Saint-Martin (84 miles nautiques) avec le Génois seul (bords au portant), nous arrivons au petit matin à l’île de VIRGIN GORDA. Les formalités d’entrée attendront… priorité est donnée à la chasse à la langouste. Mission accomplie !


Le Capitaine récupère dans les laisses de mer ce qui peut être utile… pare-battage, top de plongée, balai brosse !


Un an après, nous retournons mouiller aux Baths, une merveille géologique qui fait penser aux Seychelles.






Un épisode de vent soutenu pendant plusieurs jours (jusqu’à 35 nœuds) nous conduit à la Marina de Spanish Harbour. Après 4 ans, on est ravi de retrouver un catway comme en Bretagne (ce qui permet de sortir du bateau par le côté, en laissant l’annexe au portique à l’arrière, logistique beaucoup plus simple).
En voiture de location pour une journée, on fait le tour de l’île. Partout, même dans les villages, on retrouve les biquettes comme en Grèce ! Les points de vue sont exceptionnels.



Malgré une importante affluence touristique américaine, nous arrivons à trouver de beaux mouillages, calmes et tranquilles.
Le coup de vent passé, nous partons à la découverte de COOPER ISLAND, île inhabitée qui ne comprend qu’une petite station balnéaire noyée dans la végétation…



… et un club de plongée avec lequel nous allons explorer l’épave du RMS Rhône, à 25 M de profondeur (navire britannique qui fait naufrage en octobre 1867 dans un ouragan; son histoire incroyable est consultable sur internet). Toute sa coque en fer est recouverte de coraux et d’éponges, et est envahie de poissons. Une plongée multicolore !


Escales à PETER ISLAND, petite île quasiment inhabitée avec plusieurs mouillages sauvages où il fait bon écouter les biquettes, mais pas que ! Depuis 1,5 an sous les tropiques, Mangaliz souffre (coutures diverses que l’on fait réparer au fur et à mesure, tissus et pièces en plastique usés par le soleil). A quelques semaines de la transat, une poignée de hublot à l’avant nous est restée dans les mains, brillamment réparée par le Capitaine.



Dans l’archipel, les navigations entre les îles sont courtes; on ne prend pas la peine de sortir la Grand Voile, juste dérouler le Génois.
TORTOLA est l’île la plus grande et la plus active des BVI, avec l’aéroport, un nombre incalculable de marinas pour américains, des stations balnéaires bétonnées… Elle reste verdoyante avec quelques mouillages isolés.



Avitaillement à la station balnéaire de Cane Garden Bay pour faire le plein de fruits, légumes et pain en paquet…



Brewers Bay, un mouillage de bout du monde avec un bar local où il fait bon admirer la baie et la folle activité des pélicans en pêche !


L’île de JOST VAN DYKE est entourée de baies aux eaux turquoises et transparentes, avec une urbanisation quasi inexistante.




Pendant ces 3 semaines aux BVI, à défaut de randonner (peu de chemins existent), nous nous sommes adonnés à une autre activité favorite : la plongée en Palme-Masque-et-Tuba. Les eaux sont très poissonneuses, avec parfois de beaux reliefs sous-marins. Le Capitaine a troqué son fusil pour le lasso à langoustes (la ciguatera, une toxine très présente dans le Nord des Antilles, rend la consommation des poissons risquée).












À l’heure où l’Amérique et les américains nous interrogent, nous inquiètent, nous consternent, nous profitons d’un périple aux BVI pour observer de façon partielle et subjective, ce peuple étrange, qui aime à passer ses vacances dans les eaux cristallines de la Couronne.
Ils louent de gros catamarans avec skipper pro. Ils ont toujours une canette à la main (coca, bière, etc), que ce soit dans l’eau, en annexe, à pied, ou dans un bus touristique. A croire que l’une de leurs deux mains est sculptée, façon Playmobil, pour coincer la canette.
Il leur faut un support pour patauger : frite flottante autour des épaules (artifice inutile, le volume de l’américain assurant une flottabilité naturelle), piscine gonflable au cul du catamaran, et le tout fluo, bien sûr. Un rien ne les amuse, tels de grands enfants qui s’extasient sur tout.
Les américains ne vont pas dans les mouillages sauvages, il leur faut une baie avec bouées et cafés/restaurants… pour le plus grand bonheur des locaux. Ce sont de très bons clients.
Autre particularité : l’américain n’est heureux qu’avec un moteur plus ou moins bruyant. Un groupe électrogène pour alimenter la climatisation, alors que les températures la nuit sont tout à fait supportables ; on les imagine dans leur cabine en pyjama sous la couette !
Mais le plus cocasse est à l’eau. Sur l’eau, surf à moteur – sous l’eau, propulseur à hélice façon James Bond, pour tenter d’observer les poissons qui fuient devant un tel attelage !
On comprend qu’ils veulent forer comme des malades…
Autre curiosité : quand un américain nous adresse la parole, il parle dans sa langue à un rythme effréné, sans connaître notre nationalité, ni notre niveau d’anglais ! Pour lui, la terre entière parle et comprend cette langue qui est la sienne, il ne peut en être autrement….
L’exubérance dans leur façon d’être, est compensée par une certaine bienveillance (toujours un salut de la main quand on se croise au mouillage, voire de grands coucous par l’ensemble de l’équipage).
Nous n’avons pas osé faire de photo, mais on laisse libre cours à votre imagination !
Profitant d’être à terre pour les formalités de sortie des BVI, on s’arrête déjeuner dans un restau. Comme souvent, nous commandons la bière locale que le serveur sert au verre très gentiment, jusqu’à ce que sa collègue l’arrête dans son élan ! Vendredi Saint, l’alcool est interdit à la consommation et à la vente… Le serveur termine de vider les canettes et les fait disparaître de la table. Il revient avec le sourire « vous buvez de la Heineken 0% ». OK !
Dans les supermarchés, des affichettes informent que la vente d’alcool est interdite jusqu’à 18 H.
Avec ou sans alcool, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de Pâques.
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