Après une semaine calme et sereine à Flores, et des paysages plein la tête, nous reprenons la mer pour FAIAL, PICO et SAO JORGE, les îles du triangle.
133 Miles Nautiques à parcourir : pour s’assurer d’arriver de jour, nous quittons Flores après déjeuner. Le vent de Sud-Ouest est plus soutenu que prévu (entre 12 et 19 nœuds)… Mangaliz file. Pour éviter d’arriver de nuit, nous prenons 2 ris dans la Grand Voile et remplaçons le Génois par la Trinquette : navigation tranquille toute la nuit pour arriver au petit matin à l’île de FAIAL, dans la baie d’Horta.




Horta, le lieu de rassemblement des marins traversant l’Atlantique ! La Marina est pleine à craquer, le mouillage aussi. On finit par trouver une petite place à l’ancre pour Mangaliz, sous la pluie et dans le vent ! Bienvenue aux Açores; après les Antilles, le changement de météo est brutal !



On régularise notre situation auprès de l’immigration et des douanes. En effet, à Flores, la Garde Nationale Républicaine tolérait notre entrée aux Açores en l’absence de bureau officiel sur l’île.


Le port d’Horta, créé dans les années 80, a été le premier port de plaisance des Açores. Les marins et autres membres d’équipage peignent les murs en souvenir de leur passage (nous avons dérogé à la tradition).


Et le célèbre bar « Chez Peter Café Sport » est leur lieu de RDV : c’est une institution depuis trois générations, où les marins du monde pouvaient changer de l’argent, poster du courrier ou déposer des messages ! On y trouve une très belle collection de dents de cachalots gravées ou sculptées par les chasseurs de baleine, pendant leur temps mort.


En dehors du port, la ville d’Horta est restée authentique, avec ses places et ruelles pavées, ses nombreuses églises et chapelles, l’ancien couvent Jésuite du XVIIème siècle, son fort construit contre les attaques maritimes (pirates, puis envahisseurs espagnols), ses vieilles maisons et ses petits restaurants typiques.








La chasse à la baleine domina l’activité de l’île jusqu’en 1987; l’usine de transformation (huile et multiples produits dérivés) se trouvait tout à côté d’Horta, à Porto Pim. Les anciennes baleinières à rames et/ou à voiles participent aujourd’hui à de grandes fêtes annuelles et régates.




Le nom de Faial proviendrait de l’abondance de hêtres (« faia » en portugais). Elle s’appelle aussi « l’île bleue » pour ses milliers d’hortensias qui fleurissent l’été. L’île est un pentagone de 21 Kms sur 14, habitée par 15.000 habitants environ.
D’origine volcanique (800.000 ans), le sommet de l’île culmine à 1043 M d’altitude et surplombe une Caldeira de 2 Kms de diamètre et 400 M de profondeur (éruption datant de 15.000 ans environ). On y randonne avec nos amis du bateau Bigouden retrouvés à Horta, après s’être suivis par mail via le téléphone satellite pendant toute la Transat + le mont Pico au fond.



Les paysages de bocage et pâturage forment de très beaux patchwork, ceints de murs en pierres de lave. En dehors du tourisme, les principales ressources de l’île sont l’agriculture (pommes de terre, céréales, bananes, ananas, vin) et l’élevage bovin (lait et viande); produits dont on se régale.



L’activité volcanique est encore présente dans les esprits à Faial. La dernière éruption du volcan sous-marin de Capelinhos date de 1957. Elle a duré plus d’un an, ayant détruit un village de pêcheurs dont il ne reste plus que le phare. Le paysage lunaire de montagnes de cendres est à couper le souffle.





Le retour à Horta en voiture se fait par la côte Ouest, verdoyante et découpée.



Nous vous retrouvons à l’île de Pico pour le prochain article. A très bientôt
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