La deuxième plus petite île de l’archipel, avec 60 Km2 de superficie, et moins de 5.000 habitants. Le point culminant est la caldeira de l’ancien volcan (formé il y a 12 millions d’années) à 402 M d’altitude.
Petite et escarpée, avec des paysages volcaniques époustouflants, ses petits villages et ses moulins à vent à coupole rouge vif, GRACIOSA évoque une île du bout du monde.
Nous y arrivons après une journée de navigation tranquille au départ de l’île de Terceira (prochain article), sous voiles avec le soleil, sur une mer calme en compagnie d’incroyables bancs de dauphins.



Au mouillage de Santa Cruz, nous retrouvons des bateaux copains pour un barbecue le soir même. C’est fou de retrouver les mêmes voiliers plusieurs mois après.





Santa Cruz, capitale esthétique à l’architecture portugaise traditionnelle (maisons et bâtiments blancs sous toits rouges), est paisible.









Sur la côte Nord-Est, on se balade dans l’autre ville de l’île, Praia (officiellement Sao Mateus), le seul port de pêche et l’une des rares plages de sable aux Açores.




Une voiture de location nous permet de découvrir les nombreuses curiosités naturelles de Graciosa, et de randonner sur des chemins extrêmement bien balisés et entretenus (comme partout dans l’archipel).
Du haut de la caldeira, nous profitons de superbes panoramas sur l’ensemble de l’île. Au fond, les vaches y paissent.




Au sommet de la caldeira, un tube de lave étonnant : Furna da Maria Encantada.


En son centre, on descend dans une grotte spectaculaire (200 M de long et 50 M de haut), abritant un lac souterrain : Furna do Enxofre. L’odeur du soufre nous saisit.




Au Sud-Est, on peut admirer la plus haute élévation volcanique de l’île : Carapacho, avec à son pied, une piscine thermale naturelle connue pour ses propriétés thérapeutiques.





La côte Ouest est riche en paysages spectaculaires; on en prend plein les yeux !
Des vignobles de Bom Jesus (bon vin à un prix excessif !)…




… au phare da Ponta da Barca (le plus haut des Açores avec ses 71 M au dessus de la mer) et l’îlot en forme de baleine



Nous assistons à une scène de pêche étonnante : alors que la mer semble inaccessible à cet endroit, nous remarquons en bas, un chasseur en pleine action. Après un certain temps, on le voit remplacer ses palmes par des chaussures de marche… Nous le cueillons en haut à l’arrivée : c’est un pêcheur professionnel de poulpes et berniques, qui alimente les restaurants. Le soir, l’un des poulpes est dans notre assiette : une tuerie !



Porto Afonso, un ancien port de pêche où les barques sont rangées dans des cavités volcaniques.

Au centre de l’île, élevage et patchwork à l’infini, avec la caldeira sur la droite.



Au milieu du XXème siècle, des milliers d’Açoriens ont émigré vers le Canada ou les Etats-Unis pour une vie meilleure, fuyant les conditions de vie rudes sur ces îles isolées en plein milieu de l’Atlantique. Ils profitèrent des accords signés entre ces deux pays, demandeurs de main d’œuvre, et le Portugal. Cette diaspora revient régulièrement retrouver le village et la famille; beaucoup rentrent pour leur retraite. Les drapeaux américains et canadiens flottent sur de nombreuses habitations, partout aux Açores.

Nous vous retrouvons pour le prochain article à l’île de Terceira.
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