90 miles nautiques séparent l’île de Terceira et Sao Miguel.
Pour être certains d’arriver de jour, nous quittons le mouillage de Praia da Vitoria à 4 H du matin.
Une navigation au portant, sur une mer assez formée pour un vent relativement faible, nous amène après 15 heures de voile, au port de Ponta Delgada.


Personne ne répond à la VHF… nous nous attribuons une place que nous devrons libérer le lendemain; c’est celle d’un bateau plus grand que nous ne verrons jamais !
Comme à chaque fois, nous enregistrons Mangaliz et nos deux pommes à la Marina et au service de l’immigration.
Sao Miguel est la plus grande île des Açores (62 Kms sur 16) et abrite plus de la moitié de la population Açoréenne avec environ 135.000 habitants. Elle culmine à 1.105 M d’altitude, et nous dévoile chaque jour beautés naturelles et curiosités géologiques.
Ponta Delgada (où nous restons deux semaines) était un village de pêcheurs, avant de devenir la capitale de l’île suite à un tremblement de terre en 1522 détruisant l’ancienne capitale Vila Franca do Campo. Toute en noir et blanc, la ville est austère mais l’ambiance dans ses ruelles pavées, bordées de cafés et restaurants, petites boutiques, épiceries, pâtisseries… est très agréable. Même si, contrairement aux autres îles, l’amabilité des locaux est inversement proportionnelle au tourisme de masse.



Que d’églises, couvents, bâtiments de style baroque, datant du XVème au XVIIIème siècles, et un grand marché quotidien avec les produits locaux, dont les meilleurs ananas que nous ayons mangés (sans aucune acidité et très goûteux).



Nous nous rendons en bus dans le centre de l’île pour une belle randonnée au Lac de Fogo, dans la caldeira du volcan du même nom, formée il y a 15.000 ans (la caldeira la plus jeune de l’île !). Le plan d’eau se situe à 575 M d’altitude.




Nous retrouvons des canaux d’irrigation (comme à Madère) le long desquels sont entretenus les chemins de randonnée. On découvre une autre belle vue du Lac de Fogo.



Les bus ne desservant pas toujours les endroits que l’on souhaite découvrir ou les horaires n’assurant pas le retour, nous louons de nouveau une voiture pour quelques jours.
Un lieu magique à l’Ouest, les Lacs das Sete Cidades. À l’intérieur d’une énorme caldeira d’un périmètre de 12 Kms, formée il y a environ 36.000 ans, deux lacs se font face. Normalement, l’un est bleu, l’autre vert mais la météo maussade ne nous permet pas de faire la différence !

Et pourtant, l’anticyclone des Açores est bien installé… En fait, quand Marie-Pierre Planchon annonce l’arrivée de l’anticyclone des Açores, les Français sont super contents. Aux Açores, bien que l’anticyclone soit installé, on n’a pas forcément du beau temps, probablement lié au taux d’humidité océanique et à la hauteur des îles qui retiennent les nuages…
Les lacs vus sous un autre angle, et l’église du village de Sete Cidades.





Le Lac de Santiago est aussi superbe, bordé d’hortensias et d’agapanthes.



Dans le même secteur, un chemin de randonnée traverse des paysages volcaniques étonnants, dans des zones bien humides aux décors recouverts de mousse. On retrouve les belles forêts de cryptomères et toujours, les allées d’hortensias.








Nous profitons de la voiture pour longer les différentes côtes, toutes aussi spectaculaires les unes que les autres.
La côte Ouest avec les îlots de Mosteiros.




La côte Nord-Ouest…



Complètement par hasard, de retour au bateau, nous tombons à l’entrée de la Marina sur le logo réalisé en 2013 par les anciens propriétaires de Mangaliz (ex Saint Ildut) qui terminaient leur tour du monde…

Uniques en Europe, des plantations de thé sculptent le Nord-Est de l’île. L’usine de thé de Gorreana fonctionne depuis 1883, avec les machines d’origine. Sa visite nous apprend que le thé noir passe par une étape d’oxydation avant séchage, que n’a pas le thé vert.






À l’Est, nous contournons le point culminant de l’île – Pico da Vara – en traversant de superbes forêts, pour découvrir une succession de falaises plongeant en mer, ainsi que le phare et l’église de Nordeste.




Au Sud-Est, le Lac das Furnas : à 280 M au dessus du niveau de la mer, il mesure environ 2 Kms sur 1,6. Autour du lac, dans les Caldeiras das Furnas, nous observons d’étonnantes manifestations volcaniques telles que des fumerolles d’eau bouillonnante et des puits de boues.




Une dernière randonnée sur la côte Sud-Ouest (Rocha da Relva), nous fait traverser des villages isolés au milieu de quelques vignobles.



Avant de partir, nous assistons à la plus grande fête blanche des Açores. Surprenante ! Tout le monde de blanc vêtu, devient bleu à la tombée de la nuit grâce à des lumières bleues installées partout dans la ville. Le thème de l’océan est abordé au travers de très beaux films de plongée sous-marine, de décoration dans les rues et sur les places, tout cela au son de plusieurs concerts. Unique !











Avant de quitter l’île de Sao Miguel, nous projetons de mouiller devant l’îlot de Vila Franca do Campo, un cratère circulaire de 150 M de diamètre. Mais la houle aura raison de nous, nous amarrons Mangaliz dans le petit port du même nom pour la nuit.


A Sao Miguel, comme dans les îles précédentes des Açores, nous sommes éblouis par les hortensias formant des rubans infinis au bord des routes et des champs, au milieu des plaines, dans des endroits improbables. Nous en rêvons la nuit !




Une fenêtre météo, imparfaite mais acceptable, se dessine pour un départ des Açores le lundi 11 Août. Cap sur la Bretagne !
POUR NOUS SUIVRE pendant cette traversée, rien de plus simple; il suffit de cliquer sur ce lien (actualisation de notre position 1 fois par jour) : https://forecast.predictwind.com/tracking/display/SV_Mangaliz/

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