Saint-Martin… ça commence à sentir la fin de notre voyage aux Antilles. L’heure est à la préparation de Mangaliz pour la transat retour.


Le mouillage de Marigot est blindé de voiliers, en attente de LA fenêtre météo pour traverser ou d’équipiers pas encore arrivés…


Voici la To-Do-List en images, avant la grande traversée !




Achat d’un nouveau radeau de survie (le nôtre est périmé), pour séjour de plus de 24 H… L’intérieur est équipé de : ancre flottante, bouée, couteau, écope, pagaie, trousse de réparation, gonfleur, couvertures isolantes, lampe torche étanche, piles et ampoule de rechange, fusée parachute, feux à main et fumigènes, sifflet, miroir de signalisation, balise AIS, trousse à pharmacie, cachets anti-mal de mer, eau minérale, vivres… voilà qui met dans l’ambiance. Bien évidemment, on espère que cet achat sera inutile !
Contrôle des extincteurs par un professionnel : un p’tit coup de maillet sur le cul pour vérifier que l’extincteur est toujours en état de marche – nous en aurons 1 sur les 2 à changer !!! Pourquoi, comment… No comment.


Contorsion dans le coffre du cockpit pour graisser les chaînes des barres à roue, et carénage en bouteille avec l’objectif de limiter le temps de transat à moins de 3 semaines !


Contrôle du mat et changement de la drisse de Grand Voile bien usée – Plein de gaz oil et 85 L en bidons de secours – Les fortes pluies depuis quelques jours remplissent les vaches à eau.



Dernières lessives et coupe transat pour le Capitaine !


La transat retour, qu’en est-il ? Alors que la traversée de l’Atlantique d’Est en Ouest est une route toute droite avec des alizés nous poussant (allure portante), le retour offre une météo plus technique, qui va rendre l’exercice intéressant :
- les 1ers jours, un grand bord de près va nous faire sortir des alizés
- ensuite, nous devrons slalomer entre les zones sans vent et les dépressions, à l’aide de bulletins météo que nous prendrons 2 fois par jour via le téléphone satellite.
L’idée est de remonter vers le Nord pour attraper le Sud des dépressions qui nous emmèneront vers l’Est, mais pas trop au Nord non plus, pour ne pas subir les vents violents et contraires générés par ces mêmes dépressions. Joli programme !
Par conséquent, la transat retour sera plus longue :
- nous avons mis moins de 2 semaines à l’aller pour parcourir les 2.100 miles nautiques entre le Cap Vert et la Martinique
- l’objectif retour est de moins de 3 semaines pour les 2.200 miles nautiques qui séparent Saint-Martin et les Açores.
Après 6-7 jours de navigation, le froid et l’humidité commenceront à se faire sentir… pantalons et cirés, polaires, écharpes, bonnets et parkas sont ressortis du fin fond des placards…
Vous êtes nombreux à demander si notre périple s’arrête là.
Alors on vous dévoile ce qu’il y a dans nos petites têtes…
La première question qui s’est posée, est de savoir si l’on voulait rester une saison de plus aux Antilles. Après 1,5 an de bonheur à parcourir les îles, nous estimons en avoir fait le tour, et ne plus avoir cette jubilation de la découverte. D’autre part, la culture y est assez pauvre. Bien que nous ayions apprécié les différents musées et expositions proposés dans les îles françaises, le volet culturel reste limité.
Et malgré une météo extra, elle ne nous suffit pas pour rester davantage. Comme dit le Capitaine « on n’a pas arrêté de travailler tôt pour s’encroûter aux Antilles ». Voilà qui est dit ! Mais dans quelques années, notre approche sera peut-être différente.
L’autre question à laquelle il a été plus facile de répondre : Pacifique or not Pacifique ? Nous irons peut-être, mais pas avec Mangaliz, et à plus long terme. Notre expérience depuis 4 ans a permis de statuer : les longues traversées ne nous enchantent pas; on y trouve le temps long, très long. En revanche, on adore le cabotage : quitter un mouillage pour aller en découvrir un autre, ses décors, ses habitants, ses commerces, son ambiance…
De plus, à notre arrivée en Bretagne prévue en Septembre prochain, cela fera 2,5 ans de vie à bord en continu. Préférant les mouillages aux ports, tout est plus compliqué : la gestion de l’eau, les courses, les lessives… Et les mouillages nécessitent une veille quotidienne de la météo (vent, houle), ce qui à la longue devient fatiguant.
Enfin, nos parents prennent de l’âge. En se rapprochant, nous serons plus disponibles pour eux.
Le fruit de notre réflexion est donc de revenir en Bretagne avec Mangaliz pour mieux repartir ensuite, à la découverte de nouvelles contrées, moins lointaines. Celles-ci devront répondre à nos critères : infinité de mouillages dans des décors somptueux où nous pourrons randonner ! À court terme, nous pensons à l’Europe du Nord; sauf si l’hiver 2025-2026 en Bretagne nous pousse vers le soleil.
Revenons à la transat… Depuis 10 jours, le Capitaine scrute les bulletins météo pour en étudier l’évolution, et définir une date de départ.
En attendant la bonne fenêtre météo, on va faire un tour à l’îlet de Tintamarre (réserve naturelle) au Nord de Saint-Martin. Un havre de paix, resté sauvage.


Ca y est ! Selon les prévisions météo de la première semaine et la tendance sur les semaines suivantes, notre date de départ est arrêtée au dimanche 4 Mai. On a du mal à réaliser.


Hâte de vous retrouver aux Açores…
POUR NOUS SUIVRE pendant toute la transat, rien de plus simple, il suffit de cliquer sur ce lien : https://forecast.predictwind.com/tracking/display/SV_Mangaliz/
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